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Luca "Quelle tragédie", sic : encore un effort et l'auteur de cet article finira par croire à sa commisération envers les survivants qui furent ensuites persécutés, à l'est... Quel dommage seulement qu'il oublie de nous dire qu'il furent persécutés dès leur retour en ex-URSS -et le furent doublement. Ils le furent à titre d'idéalistes (nombreux parmi les volontaires d'Espagne) lors des purges staliniennes ; et ils le furent par la suite dans le cadre de l'antisémitisme d'Etat dont on sait qu'il se porta bien, dans l'ex-URSS. Bref il faut mépriser le lecteur, comme savent si bien le faire les bureaucrates, pour oser identifier l'antisémitisme à l'est à la seule vague antisémite de... 1968 en Pologne, à walesa et à l'Eglise catholique.

Mais oublions l'ex-URSS et venons-en à l'Espagne, à propos de laquelle cet article vient nous servir l'habituel petit couplet : non seulement, ce sont les "communistes" qui ont tout fait, mais ce sont eux qui ont tout fait... les premiers ! Mais la personne qui a commis cet article ne peut s'empêcher de laisser échapper un aveu : "Deux mois après le déclenchement des combats, l’Internationale communiste basée à Moscou – Komintern – a créé les Brigades internationales". On ne saurait mieux dire :
- à l'annonce du pronunciamiento des 18/19 juillet l'un des premiers premiers soins du Komintern fut de rapatrier (!) les délégations internationales d'athlètes présentes à Barcelone et qui devaient ce jour-là inaugurer les Spartakiades, qui n'eurent donc jamais lieu. Certes ce rappel des délégations n'eut pas de conséquence irréversible puisque finalement la population de la ville parvint à organiser son auto-défense mais c'était là, peu glorieux ; et cinquante ans plus tard Dominique Girelli, un des "anciens" de la colonne Ascaso avec lequel j'en ai reparlé, en était encore indigné : il y avait là des milliers de jeunes, en principe en bonne forme physique et très motivés pour lutter contre le fascisme...
- en août : Moscou signa la... non-intervention, aux côtés des démocraties occidentales.
- en septembre : Moscou acceptait encore tout juste l'arrivée de... médecins-et-de-médicaments. Et ce fut seulement fin septembre, qu'ayant compris le profit politique et financier qui pouvait être escompté d'un soutien à l'Espagne républicaine, le Komintern accepta le principe de Brigades Internationales, dont les premiers combattants arrivèrent le 5-6 octobre.
- "Mieux vaut tard que jamais", diront certains. Mais entretemps : deux mois et demis avaient été perdus -et qui avaient suffi à Franco pour transformer la guerre de guérilla, où il était perdant à tous les coups (comme l'avait prouvé l'héroïque défense de Barcelone) en guerre conventionnelle où il partait gagnant, avec le soutien d'Hitler et de Mussolini.

Dans le même temps : il y eut donc des camarades qui lorsque la liberté étaient en jeu ne prenaient pas leurs ordres du côté de Moscou et qui dès le 19 juillet foncèrent sur Barcelone. Ceux d'entre eux qui étaient italiens (et auxquels j'ai consacré des recherches) formèrent la section italienne de la colonne Ascaso, composée aux deux-tiers d'anarchistes mais conduite par Carlo Rosselli, de 'Giustizia e Libertà' ; il y eut aussi, pour l'honneur des partis-de-gauche, une poignée de traîtres-aux-consignes de leur parti. J'en profite pour ajouter que si Rosselli entretenait avec ses "origines juives" un rapport quelque peu éloigné, il ne les cachait pas, et Mussolini ne manquait d'ailleurs pas de les rappeler...

- copie à camarades
 
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